de MAGRITTE à DUCHAMP 1929: Le Grand Surréalisme du Centre Pompidou - Palazzo Blu

de MAGRITTE à DUCHAMP 1929: Le Grand Surréalisme du Centre Pompidou

11 octobre 2018 - 17 février 2019

« La Joconde et si célèbre et admirée universellement par tous, que j’ai été beaucoup tenté de l’utiliser pour pousser au scandale. J’ai cherché de rendre ces moustaches vraiment artistiques. »
Marcel Duchamp

Après la grande collaboration dans le milieu de l’exposition « Modigliani et ses amis » que dans le 2015 a rencontré un vif succès auprès des critiques et a mené au Palazzo BLU plus de 110.000 visiteurs, la Fondazione Palazzo BLU, le Centre Georges Pompidou de Paris et MondoMostre retournent à collaborer pour en proposer un nouveau événement expositif au public italien en occasion de l’anniversaire décennal de la Fondazione Palazzo BLU.

Le 11 octobre 2018 ouvrira au public l’exposition « de MAGRITTE a DUCHAMP ». Le Grand Surréalisme du Centre Pompidou ». Pour la première fois en Italie, l’institution française prêtera une série de chef-d ‘œuvres dont ils est difficile de se séparer, lorsqu’ils font part d’une exposition de collection permanente, de laquelle elle représente la plus importante institution européenne dédiée à l’art du vingtième siècle. L’exposition a le patronage du Ministère du Patrimoine et des Activités Culturelles de la Région Toscane et de la Municipalité de Pise.

Le parcours expositif et la sélection des œuvres est fruit du soin de Didier Ottinger, Directeur adjoint du Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou, Musée national d’art moderne de Paris.
Ottinger figure entre les sommités de l’institution muséale française, conservateur de renommée mondiale, entre les maximum experts dans le monde de l’œuvre de Magritte, de Picasso et du Surréalisme lequel mouvement a réuni pour cette occasion un corpus impeccable de chef-d’œuvre qui accompagneront les visiteurs de Palazzo BLU à en découvrir les merveilles de ce Surréalisme, qui a profondément muté l’art du XXe siècle.

Ils sont environ 150 les œuvres, entre chef-d ‘œuvres picturaux, de sculptures, objets surréalistes, dessins, collage, installations et photographies d’auteur arrivé à Pise pour montrer l’extraordinaire aventure de l’avant-garde surréaliste, à travers les chef-d ‘œuvres produits à son apogée et donc autour l’an 1929, comme nous verrons une année cruciale pour le groupe d’artistes que dans ces années opéraient dans celle Paris qui était le creuset des Avant-gardistes et capital du développement artistique mondial.
Une année catastrophique pour la mémoire collective (effondrements de l’économie, crise internationale communiste etc.), le 1929 marque un tournant décisif dans l’histoire du Surréalisme.
Dans cette année le théorique du mouvement André Breton et le poète Louis Aragon cherchent de modifier le mouvement dans ses fondements théoriques. Cette nouvelle approche ne trouve pas l’accord de tous les membres et semble créer une fracture incurable à l’intérieur du groupe même. Malgré ces lacérations internes, la vitalité du mouvement reste intacte. L’art surréaliste semble s’affirmer plus que jamais.
A décembre, dans la revue « Révolution Surréalistes », André Breton publique le Deuxième manifeste surréaliste qui consacre l’alignement au Parti Communiste française et imprime au mouvement le nouveau tournant « raisonnant »:

Les protagonistes

A travers la presque totalité des chef-d ‘œuvres surréalistes gardés par l’institution française de René Magritte, Salvador Dalí, Marcel Duchamp, Max Ernst, Giorgio De Chirico, Alberto Giacometti, Man Ray, Joan Miró, Yves Tanguy, Pablo Picasso et beaucoup d’autres, ce projet ambitieux scientifique pointe à présenter les œuvres, les interactions, les visions esthétiques des principales artistes surréalistes considérés par antonomase entre les plus grandes Maître du vingtième siècle.
Magritte, Dalì mais aussi Duchamp et Picasso apparaissent comme protagonistes incontestés de l’évènement Pisane auquel s’ajoutent d’autres célèbres surréalistes pour une présentations exhaustive de cette riche saison créative.
Désireux de s’approcher aux surréalistes parisiens, Magritte avait déménagé avec son épouse à Perreux-sur-Marne dans le 1927. Ce « surréaliste » sui generis appelé aussi « le saboteur tranquille », par sa capacité d’insinuer des doutes sur le réelle à travers la représentation du réelle même, qui évite délibérément le monde de l’inconscient et se soustrait par chaque moyen à l’automatisme, ne croyant ni aux rêves et ni à la psychanalyse, dénigre le cas et pose logique et intelligence bien plus au-dessus de l’imagination, en effet il participe au tour du « raisonnement » qu’ André Breton souhaite imprimer au « second » Surréalisme. 
Toujours dans ce fatidique 1929 débarque Salvador Dalì sur la scène parisienne. Grâce à sa célèbre méthode dit la « paranoïa critique » il réalise des chef-d ‘œuvres présents dans l’exposition et pour diverses années l’artiste incarne aux yeux de Breton l’ « esprit du Surréalisme ».
Dalì n’apparait pas seul, le ferment du mouvement est témoin cette année-là de la sortie du premier film surréaliste « Un chien andalou », créé par le peintre avec son compatriote Luis Buñuel.

Les chef-d ‘œuvres

A accueillir le visiteur il y a une grande variété d’œuvres de primaire importance, pour la plupart réalisée entre le 1927 et 1935. 
Entre celles-ci l’image de l’exposition même, le chef-d’œuvre de Magritte intitulé Le double secret. Œuvre de remarquable dimensions (114 x162 cm) est entre les plus iconiques du Maître. C’est avec la réalisation de ce tableau que l’artiste belge prend conscience de la nature pelliculaire des images, de leurs infinies possibilités de se décomposer. Sur un fond divisé entre ciel et mer deux grands visages sectionnés émergent de sorte hiératiques, de celui de droite émergent les habituelles sphères métalliques, argument fréquent dans la production de l’artiste belge. 
En exposition il y a aussi Le modèle rouge de Magritte, du 1935, l’étrange paire de chaussures-pieds qui renvoie à une réalité inventée, au rêve et encore à l’atmosphère du monstrueux.
Fondamental est aussi le noyau des peintures présentes dans l’exposition de Salvador Dalí, entre lesquels Dormeuse, cheval, lion invisibles du 1930 et L’âne pourri de peu précédent le 1928; provenant de la collection de Paul Eluard, appartient à la série de peintures-collage de Dalí qui ont comme sujet l’argument macabre de la putréfaction sur laquelle l’artiste réfléchissais ensemble avec son ami et poète Federico García Lorca.
Les peintures dialoguent avec les collages de Max Ernst, avec les sculptures d’Alberto Giacometti et Man Ray, avec les masques en fil de fer d’Alexandre Calder, ainsi que avec les autres grands tableaux de Picasso, Mirò, De Chirico, seulement pour en citer quelques-uns.
Le 1929 voit également l’émergence de la photographie surréaliste, attestée par les liaisons étroites qui unissent les grands photographes tels que Brassaï, Lotar, Boiffard, Man Ray, Jean Painlevé, Claude Cahun, desquels les chef-d ‘œuvres photographiques seront eux aussi présents dans les salles de Palazzo BLU.
Pour couronner le parcours expositif et en “antithèse surréaliste” avec la vision énigmatique de Magritte, il y pense Marcel Duchamp avec l’œuvre L.H.O.O.Q (1930) à profaner le tableau plus célèbre au monde, La Monna Lisa de Leonardo da Vinci. A la Joconde, Duchamp ajoute de façon provocante des moustaches et barbiche. Il s’agit d’un prêt exceptionnel qui conjointement au reste des chef-d ‘œuvres présents en exposition consentiront au grand public d’admirer les œuvres surréalistes les plus importantes, provenant des plus importantes collections au monde sur l’argument de s’amuser, la signification énigmatique, provocant et plutôt « vulgaire » que Duchamp, le brillant inventeur du ready-made, voulais conférer au jeu de mots L.H.O.O.Q. à sa fameuse et iconique “Joconde avec les moustaches”.